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Sécurité nautique à Saint-Malo : Nautisurf lance une formation aux gestes qui sauvent

Selon MaVille.com, la Bretagne a enregistré 84 noyades en 2025, dont 41 mortelles, d’après le bilan Snosan de Santé publique France daté du 5 mai 2026.

Sécurité nautique à Saint-Malo : Nautisurf lance une formation aux gestes qui sauvent

À Saint-Malo, l’association de sauvetage sportif Nautisurf annonce une campagne de formation aux gestes qui sauvent, prévue jusqu’au 21 août 2026. Le signal est net: avant de parler de loisirs nautiques, il faut remettre la prévention au centre du plan de navigation.

Pour les familles, les clubs de plage et les écoles de voile de la côte atlantique, cette initiative rappelle une évidence souvent négligée au départ du bord: savoir pratiquer ne suffit pas à savoir réagir.

Une formation, pas un simple message de prudence

Le titre de l’opération — « Alerte à Saint-Malo » — pose le cadre. Nautisurf ne communique pas ici sur une nouvelle activité de glisse, mais sur une campagne consacrée aux gestes qui sauvent. Elle s’inscrit dans un contexte lourd: 84 noyades recensées en Bretagne en 2025, avec 41 décès.

Le chiffre ne décrit ni une seule pratique ni un seul type de plan d’eau. Il impose donc de ne pas tirer de conclusion hâtive sur la voile légère, le surf, la baignade ou les activités tractées. En revanche, il rappelle que le risque ne disparaît pas parce que la plage est fréquentée, que l’eau paraît calme ou que l’équipage connaît déjà son support.

Sur une côte soumise au marnage, aux courants et aux changements rapides de conditions, la réaction compte autant que l’anticipation. Une formation aux gestes de secours ne remplace ni la lecture météo ni la surveillance du plan d’eau. Elle complète la chaîne de sécurité quand le problème est déjà là.

Ce que doivent demander clubs et pratiquants

La campagne est annoncée jusqu’au 21 août 2026. Pour les structures qui orientent des enfants, des débutants ou des pratiquants occasionnels vers l’eau, le bon réflexe est de demander précisément ce que recouvre la formation proposée par Nautisurf: contenu, public concerné, conditions de participation et modalités pratiques.

Même exigence côté pratiquant. Ne vous contentez pas de l’intitulé « sécurité nautique ». Vérifiez ce qui est effectivement enseigné et à quelle situation cela prépare. Un cours de voile, une séance de natation ou une sortie de glisse ne placent pas les participants dans les mêmes configurations; la prévention doit rester adaptée au site et à l’activité.

À Pornichet comme ailleurs, le choix d’une école ou d’un club ne se limite donc pas au créneau disponible et au matériel mis à disposition. Interrogez la structure sur son organisation de la sécurité et sur la place donnée à l’apprentissage des réactions d’urgence. Une réponse floue doit alerter.

Le chiffre à garder en tête

84 noyades, 41 décès: ce bilan breton donne à la campagne de Nautisurf une portée qui dépasse Saint-Malo. Il ne s’agit pas d’ajouter une formalité au programme estival, mais de traiter la sécurité comme une compétence de navigation à part entière.

Règle d’or: avant d’embarquer ou de mettre les enfants à l’eau, identifiez qui encadre, quelles consignes sont transmises et ce que chacun sait faire en cas d’alerte. Sur l’eau, l’improvisation commence souvent bien avant l’incident.